fucking 2013

J’ai commencé ce blog en 2007 avant tout pour faire ressortir, ma peine, ma colère, mes angoisses, mes peurs, ma tristesse, …, comme intérêt principal de ne pas craquer. Je l’ai déjà écrit, mais je pense que pour moi ça a été une bonne thérapie. Si depuis presque deux ans, je n’écris presque plus, c’est fort probablement pour la simple raison que j’ai moins besoin de m’exprimer dans le but de m’aider. C’est en sorte une bonne nouvelle. Et j’ai l’impression que c’est aussi le cas pour de nombreux blogueurs (Navo, Navie, Mlle Ocytocyne, …) ou alors est-ce la fin d’une mode. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas la fin de ce blog, je n’ai pas envie de l’arrêter, car une fois encore il va m’aider à m’exprimer plus facilement qu’avec la parole.

Cette année qui s’achève m’aura attristé pour plusieurs raisons. Tout d’abord, un ami. Eric a été un de mes meilleurs amis durant mes études (courtes). Deux années entre potes où, à ses côtés, j’ai mûri. Il était attachant et charismatique. Après l’IUT on s’est perdu de vue, mais via Facebook, comme pour beaucoup de monde, on pouvait brièvement se tenir au courant de la vie de l’autre. Une carrière professionnelle réussie, une jolie femme, un fils… Et en début d’année un message d’un autre ancien via Skype: « Eric est décédé hier ». Il n’avait que trois ans de plus que moi putain. Quand on dit que c’est les meilleurs qui partent les premiers. Merde. Je sais bien que ça arrive à d’autre, que ça aurait pu m’arriver aussi, mais ça n’enlève pas la douleur. J’ai lu les nombreux commentaires déposés par ceux qui l’ont côtoyé, j’ai naturellement participé à la « quête » collective pour aider du mieux possible sa femme et son fils. Au regard du nombre de personnes, ça ne fait que confirmer ce que je savais sur toi Eric. T’étais un vraiment quelqu’un de bien.

Deuxième raison, tonton j’allais devenir, tonton je ne suis pas devenu. Ce n’est que partie remise.

Troisième raison. Un petit ange est né, un petit ange est parti au ciel aussitôt. Je n’ose imaginer la douleur ressentie de mes amis, mais celle que j’ai est déjà grande. Ils sont forts. Ils surmonteront cette épreuve ô combien difficile, grâce à leur première fille, grâce à leurs familles, grâce aux amis.

Éprouver de la peine, c’est ce qui nous rend humain, mais parfois on aimerait bien avoir un interrupteur pour stopper la fonction juste de temps en temps.

Je souhaite une bonne année 2014 à tous ceux qui liront ces lignes et surtout à ceux concernés par ce billet.

A l’année prochaine