Parce que le temps qui court, court
Change les plaisirs
Et que le manque d’amour nous fait vieillir (désolé si vous avez la chanson en tête maintenant…)
Et il court vite le temps. Déjà rentré depuis trois semaines du Burkina et toujours pas posté, pas envoyé d’emails, pas vraiment retouché les photos de là-bas… Et j’suis crevé tous les soirs.
Allez séance de rattrapage
Départ Luxembourg sous la grisaille et la pluie pour Paris, sous la grisaille et la pluie. Puis re-départ pour Ouagadougou avec une escale au Niger. Et quand je débarque sur le tarmac, j’ai juste l’impression d’avoir la tête juste derrière le réacteur. Un vent chaud et une température extérieure de plus de 35°C ça met l’ambiance tout de suite. Un petit trajet en bus pour ensuite faire la file pour le visa… Putain deux guichets en tout et facilement 30 minutes à glander là, et tu sens déjà la transpiration suinter de partout. Enfin, une fois la valise récupérée, je sors et on me récupère pour m’amener à ma chambre d’hôte. Une première soirée vraiment sympa autour d’un bon repas et de personnes très accueillantes. Après deux premiers jours de boulot sans histoire, un resto en ville le dimanche soir avec deux pensionnaires du gîte. Sur le chemin du retour, je me fais jeter par terre et arracher ma sacoche deux mètres avant d’arriver à la chambre d’hôte…! Chose à ne pas faire, je cours après mes agresseurs qui étaient montés sur une petite moto. Mais hélas ou heureusement, ils ont quand même filé. Après avoir fait le point sur ce qu’il me manquait (car pas mal de choses étaient tombées par terre) il me manque le plus emmerdant, le passeport.
Heureusement, le lendemain matin, après une nuit bien courte faute d’avoir trouvé ce petit con de Morphée, j’arrive au boulot et commence à peine à raconter mon histoire de la veille que le téléphone sonne. C’est le bureau locale de la communauté européenne qui demande si quelqu’un du bureau aurait perdu ses papiers. ET J’AI TOUT RÉCUPÉRER, enfin presque tout, il manquait juste mes chèques restos luxembourgeois… En même temps, pourquoi les ai-je donc pris avec moi? Me voilà donc bien rassuré quand aux nombreuses démarches que je n’ai pas à faire pour retrouver mon identité.
Ce soir là, même avec la remontée de la fatigue amplifiée par l’évacuation du stress, je suis convié à me rendre à la fête du roi (fête belge organisée par l’ambassade). Énorme déception, une légende s’effondre, il n’y avait pas de Ferrero rocher, mais du traditionnel, petits fours et compagnie. Par contre, à cette même soirée, j’y ai rencontré des gens vraiment formidables, en plus des deux charmantes demoiselles qui logeaient au même endroit que moi. C’est des moments imprévus, avec des gens aux profils très différents, qui font qu’on passe des moments avec des personnes qu’on n’oubliera pas.
Et tout doucement ma mission continue, pour s’approcher de la fin. Mais heureusement, cette fois, je vais pouvoir aller dans un de nos projets, dans le sud-ouest du Burkina, à Bobo-Dioulasso. Une grosse demi-journée avec un bus Rakieta (Compagnie de bus avec heureusement la clim) et m’y voilà. Je gagne mon hôtel et passe une nuit bien reposante avec une bonne douche bien chaude. Faut dire que je m’étais lavé au seau d’eau tiède-froide pendant quelques jours à cause d’une coupure d’eau. Et voilà donc enfin venue ma seule journée un peu touristique. D’abord je fais la rencontre des personnes de mon agence qui travaille pour un projet de gestion de ressources naturelles, puis visite d’une forêt gérée et traversée d’un village traditionnel. L’après-midi, visite d’un site classé, la forêt du Kou, une des dernières naturelles, vraiment impressionnante. Le lendemain, retour sur Ouaga et c’est déjà quasiment fini.
Je vais préparer une petite galerie des quelques photos présentables dont vous avez eu de petits extraits ici.
Sinon, il y a peu, j’ai rencontré à Metz quelqu’un qui a été souvent cité ici, le talentueux Navo. Et j’ai même acheté un exemplaire de son livre avec la dédicace s.v.p. Alors évidemment, un conseil, n’achetez pas ce pas bouquin… volez-le! et envoyez l’argent à Navo
Je vous laisse, et je ne vous souhaite pas encore bonne fête car je vais quand même faire ça comme il le faut le moment venu. Bye



Je suis très fier de cette dédicace !!!
L’attente de tes messages est stimulante. C’est bon et dépaysant lorsque je lis les périples de ton voyage.
En quelques lignes tu me fais voyager et vivre un peu tes tumultes. Car pour moi ici, ce n’est que boulot, dodo et « non pas métro » mais auto…
Vite ! Donne nous le lien pour ta galerie de photo que je trouve très belle, très bien travaillée, très expressive et touchante.
A très vite
Navo> tu peux, j’ai bien ri
Alex> merci, c’est trop de compliments, je vais faire au mieux pour la galerie
bravo piklo, tu gères à fond ! Biz à toi et à un de ces 4.
HAHAHA, excellente la dédicace !
Eh bien, t’as eu un séjour mouvementé, et un poil chanceux au final, à retrouver tous tes docs.
Mais c’est vrai, tu foutais quoi avec tes chèques restau luxembourgeois. Et surtout, les voleurs, ils vont faire quoi avec ? ça se trouve, c’est tes collègues qui ont payé des gars pour te les voler ! Je vois que ça, sinon je m’explique pas ce que les types vont faire avec… ^^
En tout cas ça fait plaisir de te relire, et vivement les photos !
Au fait, pas trop dur le changement de température entre l’Afrique et l’Europe ? Le retour a dû être cruel, non ?
Fushi> le retour fut bien plus difficile que l’aller. Mon corps est plus à son aise avec des hautes températures qu’avec 25 cm de neige…
et pour les photos ça arrive