2011, fin de la pagaille

Je n’en peux plus de ce mot : PAGAILLE. Depuis que Hortefeux a lancé qu’il n’y avait pas de pagaille à Paris avec les premières neiges, je n’entends plus que ce terme. Télé, presse, radio, à croire que c’est le mot à la mode de l’hiver. Donc un souhait déjà pour la nouvelle année, c’est que déjà, nos journalistes sortent leur dico des synonymes et qu’ils s’en inspirent. Autre chose qui m’agace toujours, c’est le haut niveau des débats politiques actuels. Et d’ici 2012, on n’a pas fini d’en baver, de quoi me motiver à : me couper des médias ou de m’investir, comme j’y avais déjà pensé, dans la politique justement. C’est pas chez moi seul en rouspétant que ça risque de changer, et même s’il est extrêmement naïf de croire qu’on peut changer certaines choses, en n’essayant pas, on est certain que ça ne bougera pas. Allez, on va se créer un parti politique via Facebook pour que d’ici les prochaines présidentielles, on remue un peu tout ça. Une idée pour un nom évocateur?

Pour ceux qui le désirent, j’ai mis en ligne une petite galerie de ma mission au Burkina, c’est sans travail sur les photos, et pour certaines, je pense qu’il y a du potentiel et qu’après quelques retouches, je pourrais les imprimer et afficher chez moi. D’ailleurs, si quelqu’un le désire, je peux lui filer en haute résolution, suffit de demander.

Et là, en écrivant ces mots, je réalise que 2010 est achevée et que cette année encore, j’ai eu l’impression que les semaines ont filé encore plus vite que l’année précédente… J’imagine que ça fait ça aussi pour vous. Du coup, c’est peut-être pas plus mal pour arriver à notre retraite… mais perso, j’ai pas vraiment envie d’attendre d’y être (si j’y arrive) pour vraiment en profiter.

Allez, dernier post pour cette année, pas de résolutions pour l’an prochain, que tout le monde s’amuse ce soir (mais toute l’année surtout) et portez vous bien. Juste un grand merci à vous tous pour passer ici me voir comme vous le faites.

Et comme on dit ici au Luxembourg :  « Gudde Rutsch »

Parce que le temps qui court, court

Change les plaisirs
Et que le manque d’amour nous fait vieillir (désolé si vous avez la chanson en tête maintenant…)

Et il court vite le temps. Déjà rentré depuis trois semaines du Burkina et toujours pas posté, pas envoyé d’emails, pas vraiment retouché les photos de là-bas… Et j’suis crevé tous les soirs.

Allez séance de rattrapage

Départ Luxembourg sous la grisaille et la pluie pour Paris, sous la grisaille et la pluie. Puis re-départ pour Ouagadougou avec une escale au Niger. Et quand je débarque sur le tarmac, j’ai juste l’impression d’avoir la tête juste derrière le réacteur. Un vent chaud et une température extérieure de plus de 35°C ça met l’ambiance tout de suite. Un petit trajet en bus pour ensuite faire la file pour le visa… Putain deux guichets en tout et facilement 30 minutes à glander là, et tu sens déjà la transpiration suinter de partout. Enfin, une fois la valise récupérée, je sors et on me récupère pour m’amener à ma chambre d’hôte. Une première soirée vraiment sympa autour d’un bon repas et de personnes très accueillantes. Après deux premiers jours de boulot sans histoire, un resto en ville le dimanche soir avec deux pensionnaires du gîte. Sur le chemin du retour, je me fais jeter par terre et arracher ma sacoche deux mètres avant d’arriver à la chambre d’hôte…! Chose à ne pas faire, je cours après mes agresseurs qui étaient montés sur une petite moto. Mais hélas ou heureusement, ils ont quand même filé. Après avoir fait le point sur ce qu’il me manquait (car pas mal de choses étaient tombées par terre) il me manque le plus emmerdant, le passeport.

Heureusement, le lendemain matin, après une nuit bien courte faute d’avoir trouvé ce petit con de Morphée, j’arrive au boulot et commence à peine à raconter mon histoire de la veille que le téléphone sonne. C’est le bureau locale de la communauté européenne qui demande si quelqu’un du bureau aurait perdu ses papiers. ET J’AI TOUT RÉCUPÉRER, enfin presque tout, il manquait juste mes chèques restos luxembourgeois… En même temps, pourquoi les ai-je donc pris avec moi? Me voilà donc bien rassuré quand aux nombreuses démarches que je n’ai pas à faire pour retrouver mon identité.

Ce soir là, même avec la remontée de la fatigue amplifiée par l’évacuation du stress, je suis convié à me rendre à la fête du roi (fête belge organisée par l’ambassade). Énorme déception, une légende s’effondre, il n’y avait pas de Ferrero rocher, mais du traditionnel, petits fours et compagnie. Par contre, à cette même soirée, j’y ai rencontré des gens vraiment formidables, en plus des deux charmantes demoiselles qui logeaient au même endroit que moi. C’est des moments imprévus, avec des gens aux profils très différents, qui font qu’on passe des moments avec des personnes qu’on n’oubliera pas.

Et tout doucement ma mission continue, pour s’approcher de la fin. Mais heureusement, cette fois, je vais pouvoir aller dans un de nos projets, dans le sud-ouest du Burkina, à Bobo-Dioulasso. Une grosse demi-journée avec un bus Rakieta (Compagnie de bus avec heureusement la clim) et m’y voilà. Je gagne mon hôtel et passe une nuit bien reposante avec une bonne douche bien chaude. Faut dire que je m’étais lavé au seau d’eau tiède-froide pendant quelques jours à cause d’une coupure d’eau. Et voilà donc enfin venue ma seule journée un peu touristique. D’abord je fais la rencontre des personnes de mon agence qui travaille pour un projet de gestion de ressources naturelles, puis visite d’une forêt gérée et traversée d’un village traditionnel. L’après-midi, visite d’un site classé, la forêt du Kou, une des dernières naturelles, vraiment impressionnante. Le lendemain, retour sur Ouaga et c’est déjà quasiment fini.

Je vais préparer une petite galerie des quelques photos présentables dont vous avez eu de petits extraits ici.

Sinon, il y a peu, j’ai rencontré à Metz quelqu’un qui a été souvent cité ici, le talentueux Navo. Et j’ai même acheté un exemplaire de son livre avec la dédicace s.v.p. Alors évidemment, un conseil, n’achetez pas ce pas bouquin… volez-le! et envoyez l’argent à Navo 😀

Je vous laisse, et je ne vous souhaite pas encore bonne fête car je vais quand même faire ça comme il le faut le moment venu. Bye